Selon vous, quels sont les grands défis auxquels font face les épiceries fines et indépendantes en 2025 ?
Le principal enjeu repose sur la tenue du chiffre d’affaires et la profitabilité des entreprises. Pour cela, elles ont déjà des leviers extrêmement concrets comme la négociation des frais CB et des contrats d’énergie, et plus globalement de l’ensemble des frais fixes.
Comment voyez-vous évoluer le rôle d’épicier fin dans les années à venir ?
Les Français sont en demande de lien. Les épiciers ont une mission qui devrait être reconnue d’ordre public ! Ils contribuent à la stabilisation des populations, à la paix dans les villages, à la santé mentale des populations. Par ailleurs, je ne serais pas étonné si la grande distribution opérait un virage vers les épiciers indépendants, en accroissant son rôle de centrale d’achat et en leur permettant d’avoir des produits de première nécessité à des prix plus compétitifs, aux côtés de produits plus exceptionnels demandant une vente assistée.
Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui veulent se lancer dans l’épicerie de qualité aujourd’hui ?
Beaucoup de travail et de bon sens. Et surtout un sens aigu de l’économie et des marges !
En tant que Président de la Fédération des Épiciers de France, quelle est aujourd’hui la mission prioritaire de la Fédération ?
Les axes de développement que nous nous sommes fixés cett année tournent autour du recrutement et de la fidélisation de notre base d’adhérents au travers de trois axes :
- Le développement de formations qualifiantes (hygiène, plan de maitrise des risques sanitaires, document unique, permis d’exploitation)
- Le renforcement du lien avec des producteurs en mettant en avant les adhérents des AREA (agences régionales regroupant les producteurs ayant vocation à travailler avec nos adhérents)
- La construction d’un lien fort avec les collectivités désireuses de réimplanter des commerces en milieu rural ou périurbain (communautés de communes, agence pour la cohésion des territoires…).

