Sylvain Boucher est dirigeant de La Chanteracoise, une biscotterie implantée dans le Périgord blanc, et considérée comme la dernière biscotterie artisanale en France. Ses cibles principales sont les épiceries fines et l'hôtellerie de luxe. Avec une présence indispensable sur le salon Gourmet Selection.
Publié le 08 juillet 2025 à 8:28 | Modifié le 11 août 2025 à 9:23

Pouvez-vous nous dresser le portrait de la Chanteracoise ?

Sylvain Boucher : La Chanteracoise est considérée comme la dernière biscotterie artisanale en France. Le métier est devenu très industriel, on est les derniers à avoir conservé un savoir-faire authentique et manuel. On ne travaille pas en grande distribution : uniquement avec des épiceries fines, magasin bio et terroirs. Cela représente un marché qualitatif qui valorise le savoir-faire. Les biscottes La Chanteracoise représentent 60% de nos volumes. On propose aussi des toasts - biscottes miniatures - pour tartinables et croutons pour les soupes. On a également une petite gamme de biscuits pour développer notre croissance externe, représentant 8% de notre activité : sablés, croquants, langues de chat.

Depuis combien de temps exposez-vous au salon Gourmet Selection ?

Il n’y a que les 3 premières éditions que nous n’avons pas faites. La première édition en tant qu’exposant, c’était en 2013. C’est vraiment un salon qui correspond à notre cible : les épiceries fines et les magasins de terroir. Sur le territoire français, il n’existe pas d’équivalent de salon qui génère autant de flux et de producteurs. Le salon, même en annuel entraînant des coûts supplémentaires, est immanquable pour nous.

Pouvez-vous expliquer la démarche et la motivation de La Chanteracoise dans la création de la gamme conçue pour l’hôtellerie de luxe ?

La démarche vient du fait qu’on veut diversifier notre activité clientèle. Pas un de nos clients ne représente plus de 15% de chiffre d’affaires, on veut continuer à aller sur des petits marchés de niche qui valorisent notre savoir-faire. On est sur un territoire très touristique en Dordogne, avec des gîtes et hôtelleries de luxe qui veulent mettre en avant les atouts du territoire. On cherche aussi des créneaux qui vont nous permettre de valoriser notre image ou faire connaître nos produits. L’hôtellerie de luxe est un bon vecteur de communication. La clientèle est proche de nos consommateurs : quand on vient dans un hôtel et qu’on arrive dans une chambre qui propose un plateau de courtoisie, on fait le tour des petites attentions (savon, gâteaux…). Ces clients peuvent devenir prescripteurs de nos produits. Ces plateaux peuvent leur donner envie de venir à la boutique et au musée, et également leur permettre de reconnaître le produit dans les rayons d’une épicerie fine.

Comment avez-vous défini les besoins et/ou les attentes des établissements haut de gamme ? 

C’est un plus dans un hôtel ET pour l’hôtel. Dans leur classement d’étoiles, ils ont une grille, dans laquelle la mise en avant des producteurs locaux est un critère. Ça leur permet de cocher cette case-là et leur apporte quelques points pour accéder à l’étoile.

Avec quels hôtels ou typologie d’hôtels travaillez-vous sur cette gamme (1, 2, 3, 4 ou 5 étoiles) ?

Jusqu’à présent, on travaille seulement avec des grands hôtels, 3 ou 4 étoiles, qualifiés d’hôtellerie de luxe et de charme. Cela leur coûte quelques centimes. Pour autant, les hôteliers sont très regardants par rapport à leurs dépenses. Certains hôtels ne mettent pas ces produits dans toutes les chambres : les premiums, la suite ou pour des événements particuliers. Cela permet d’offrir une offre exclusive pour une prestation haut de gamme. Depuis quand avez-vous lancé cette gamme ? Quels étaient vos objectifs en vous positionnant sur le marché de l’hôtellerie de luxe ? Les avez-vous atteints ? C’est vraiment très récent, on a commencé à l’été 2024. Ça a plutôt bien fonctionné. On les a proposés pour la saison estivale, c’est très saisonnier. Ça n’a pas d’impact significatif sur notre chiffre d’affaires, mais c’est intéressant, ça valorise notre savoir-faire. Quand on fait conditionner les produits avec les logos personnalisés, cela valorise le travail des équipes. La démarche est intéressante. Il y a encore beaucoup à faire, on est encore dans une phase de test avec 4-5 établissements. On fait la même chose sur des constructeurs automobiles comme Audi. Quand ils vendent une voiture, dans le cycle de vente, il y a le café, ils proposent le gâteau. A ce moment-là, ils racontent l’histoire, ça casse un peu la vente pour la rendre plus conviviale. Notre objectif premier reste de diversifier notre offre, de nous faire connaître et de répondre à une demande.

Paquet de 4 biscuits sur fond blanc goût noisettes La chanteracoise

Avez-vous dû développer des formats, emballages ou conditionnements spécifiques de La Chanteracoise pour répondre aux standards de l’hôtellerie de luxe ?

On a notre packaging sur des sablés. Des sablés noisettes fabriqués avec des farines torréfiées localement et des noisettes locales, pauvre en sucre (produit santé) et avec un croustillant particulier (à base de chapelure de biscotte). C’est un produit qui se retrouve en épicerie fine. Il est naturellement bon et correspond à la démarche et à la demande de l’hôtellerie. On ne pouvait pas se permettre de mettre ce gros paquet, donc on a miniaturisé le format avec 4 biscuits.

On laisse notre marque, on va le personnaliser avec un petit médaillon au nom de l’hôtel (15mm). L’hôtel envoie son logo et choisit le texte. On garde notre histoire au dos du packaging et on les fait imprimer à la demande. C’est l’hôtel qui définit le nombre. C’est une sorte de co-branding entre l’hôtel et nous.

Quels retours recevez-vous de la part des établissements de luxe ?

 Les hôtels sont pleinement satisfaits, ils recommandent ce format, on a des nouvelles demandes entrantes. Le fait qu’on dise untel a déjà ce produit, ça peut intéresser les nouveaux hôtels, cela fonctionne beaucoup par le bouche-à-oreille. Nous restons très traditionnels dans notre offre pour le moment. Il nous semble intéressant de développer nos ventes auprès des Relais & Châteaux mais aussi les comités et offices de tourime.

Comme Sylvain Boucher de La Chanteracoise, venez exposer sur Gourmet Selection et vendre vos produits d’épicerie de qualité aux épiceries, commerces de proximité et hôtels. 

Vous êtes intéressés par les produits d’épicerie pour votre point de vente. Programmez votre visite et cliquez sur ce lien pour vous inscrire.

Pouvez-vous nous dresser le portrait de la Chanteracoise ?

Sylvain Boucher : La Chanteracoise est considérée comme la dernière biscotterie artisanale en France. Le métier est devenu très industriel, on est les derniers à avoir conservé un savoir-faire authentique et manuel. On ne travaille pas en grande distribution : uniquement avec des épiceries fines, magasin bio et terroirs. Cela représente un marché qualitatif qui valorise le savoir-faire. Les biscottes La Chanteracoise représentent 60% de nos volumes. On propose aussi des toasts - biscottes miniatures - pour tartinables et croutons pour les soupes. On a également une petite gamme de biscuits pour développer notre croissance externe, représentant 8% de notre activité : sablés, croquants, langues de chat.

Depuis combien de temps exposez-vous au salon Gourmet Selection ?

Il n’y a que les 3 premières éditions que nous n’avons pas faites. La première édition en tant qu’exposant, c’était en 2013. C’est vraiment un salon qui correspond à notre cible : les épiceries fines et les magasins de terroir. Sur le territoire français, il n’existe pas d’équivalent de salon qui génère autant de flux et de producteurs. Le salon, même en annuel entraînant des coûts supplémentaires, est immanquable pour nous.

Pouvez-vous expliquer la démarche et la motivation de La Chanteracoise dans la création de la gamme conçue pour l’hôtellerie de luxe ?

La démarche vient du fait qu’on veut diversifier notre activité clientèle. Pas un de nos clients ne représente plus de 15% de chiffre d’affaires, on veut continuer à aller sur des petits marchés de niche qui valorisent notre savoir-faire. On est sur un territoire très touristique en Dordogne, avec des gîtes et hôtelleries de luxe qui veulent mettre en avant les atouts du territoire. On cherche aussi des créneaux qui vont nous permettre de valoriser notre image ou faire connaître nos produits. L’hôtellerie de luxe est un bon vecteur de communication. La clientèle est proche de nos consommateurs : quand on vient dans un hôtel et qu’on arrive dans une chambre qui propose un plateau de courtoisie, on fait le tour des petites attentions (savon, gâteaux…). Ces clients peuvent devenir prescripteurs de nos produits. Ces plateaux peuvent leur donner envie de venir à la boutique et au musée, et également leur permettre de reconnaître le produit dans les rayons d’une épicerie fine.

Comment avez-vous défini les besoins et/ou les attentes des établissements haut de gamme ? 

C’est un plus dans un hôtel ET pour l’hôtel. Dans leur classement d’étoiles, ils ont une grille, dans laquelle la mise en avant des producteurs locaux est un critère. Ça leur permet de cocher cette case-là et leur apporte quelques points pour accéder à l’étoile.

Avec quels hôtels ou typologie d’hôtels travaillez-vous sur cette gamme (1, 2, 3, 4 ou 5 étoiles) ?

Jusqu’à présent, on travaille seulement avec des grands hôtels, 3 ou 4 étoiles, qualifiés d’hôtellerie de luxe et de charme. Cela leur coûte quelques centimes. Pour autant, les hôteliers sont très regardants par rapport à leurs dépenses. Certains hôtels ne mettent pas ces produits dans toutes les chambres : les premiums, la suite ou pour des événements particuliers. Cela permet d’offrir une offre exclusive pour une prestation haut de gamme. Depuis quand avez-vous lancé cette gamme ? Quels étaient vos objectifs en vous positionnant sur le marché de l’hôtellerie de luxe ? Les avez-vous atteints ? C’est vraiment très récent, on a commencé à l’été 2024. Ça a plutôt bien fonctionné. On les a proposés pour la saison estivale, c’est très saisonnier. Ça n’a pas d’impact significatif sur notre chiffre d’affaires, mais c’est intéressant, ça valorise notre savoir-faire. Quand on fait conditionner les produits avec les logos personnalisés, cela valorise le travail des équipes. La démarche est intéressante. Il y a encore beaucoup à faire, on est encore dans une phase de test avec 4-5 établissements. On fait la même chose sur des constructeurs automobiles comme Audi. Quand ils vendent une voiture, dans le cycle de vente, il y a le café, ils proposent le gâteau. A ce moment-là, ils racontent l’histoire, ça casse un peu la vente pour la rendre plus conviviale. Notre objectif premier reste de diversifier notre offre, de nous faire connaître et de répondre à une demande.

Paquet de 4 biscuits sur fond blanc goût noisettes La chanteracoise

Avez-vous dû développer des formats, emballages ou conditionnements spécifiques de La Chanteracoise pour répondre aux standards de l’hôtellerie de luxe ?

On a notre packaging sur des sablés. Des sablés noisettes fabriqués avec des farines torréfiées localement et des noisettes locales, pauvre en sucre (produit santé) et avec un croustillant particulier (à base de chapelure de biscotte). C’est un produit qui se retrouve en épicerie fine. Il est naturellement bon et correspond à la démarche et à la demande de l’hôtellerie. On ne pouvait pas se permettre de mettre ce gros paquet, donc on a miniaturisé le format avec 4 biscuits.

On laisse notre marque, on va le personnaliser avec un petit médaillon au nom de l’hôtel (15mm). L’hôtel envoie son logo et choisit le texte. On garde notre histoire au dos du packaging et on les fait imprimer à la demande. C’est l’hôtel qui définit le nombre. C’est une sorte de co-branding entre l’hôtel et nous.

Quels retours recevez-vous de la part des établissements de luxe ?

 Les hôtels sont pleinement satisfaits, ils recommandent ce format, on a des nouvelles demandes entrantes. Le fait qu’on dise untel a déjà ce produit, ça peut intéresser les nouveaux hôtels, cela fonctionne beaucoup par le bouche-à-oreille. Nous restons très traditionnels dans notre offre pour le moment. Il nous semble intéressant de développer nos ventes auprès des Relais & Châteaux mais aussi les comités et offices de tourime.

Comme Sylvain Boucher de La Chanteracoise, venez exposer sur Gourmet Selection et vendre vos produits d’épicerie de qualité aux épiceries, commerces de proximité et hôtels. 

Vous êtes intéressés par les produits d’épicerie pour votre point de vente. Programmez votre visite et cliquez sur ce lien pour vous inscrire.